les AZA et lézARTs de mur

Les AZA subversifs et lézARTs de mur

Journée de la femme en détresse

2 Commentaires


Para la mujer que soy y que somos: No me arrepiento de nada de Gioconda Belli (en Bilingue)

Pour la femme que je suis et que nous sommes : Je ne regrette rien de Gioconda Belli

Poème Gioconda Belli écrivain (et pas ene) et poète du Nicaragua.

Version française:

Je ne regrette rien

Du point de vue de cette femme que je suis,

Parfois je contemple

Les femmes que j’aurais pu être,

Ces femmes exquises,

Laborieuse, bonnes épouses,

Ce modèle de vertu,

Que ma mère aurait aimé que je sois.

Je ne sais pas pourquoi

J’ai passé ma vie entière à me rebeller contre elles.

Je hais leurs menaces dans mon corps.

La culpabilité que leurs vies impeccables,

Par un étrange maléfice,

M’inspirent.

Je renie de leurs bonnes manières;

Des pleurs en cachètent de leurs époux

De la pudeur de leur nudité

Sous leur bien repassés et amidonnés

Dessous.

Ces femmes, néanmoins,

Me regardent de l’intérieur des miroirs

Et lèvent leur doigt accusateur

Et, parfois, je cède à leur regard de reproche

Et je veux mériter l’acceptation universelle,

Etre la «gentille fille», la «femme décente»

La Gioconda irréprochable.

Obtenir un dix en bonne conduite, au parti, l’état, les amitiés,

Ma famille, mes enfants et touts les autres êtres

Qui peuplent en abondance notre monde.

Dans cette contradiction inévitable

Entre ce qui aurait dû être et ce qui est,

J’ai livré de nombreuses batailles à mort,

Batailles à coups de dents entre elles et moi

– elles m’habitant, et voulant être moi –

En transgressant les commandements maternels,

Je déchire douloureusement et par à-coups

Ces femmes internes qui, depuis l’enfance,

M’arrachent les yeux parce que je ne rentre pas dans les moules parfaits de leurs rêves,

Parce que j’ose être cette folle, faible, tendre, et vulnérable,

Que tombe amoureuse comme une âme en peine

Des causes justes, des hommes beaux et des mots enjoués

Parce que, une fois adulte, j’ai osé vivre l’enfance interdite,

Et j’ai fait l’amour sur les écritoires- aux heures de bureau-

Et j’ai cassé des liens inviolables

Et j’ai ose jouir

du corps sain et sinueux

dont les gênes dont tous mes ancêtres mon dotée.

C’est la faute à personne. Je les remercie plutôt de ces dons.

Je ne regrette rien, comme dirait Edith Piaf.

Mais dans les puits obscurs ou je m’enfonce,

Quand, au matin, des que j’ouvre les yeux, je sens les larmes arriver,

Je vois ces autres femmes qui attendent dans l’entrée

Brandissant la condamnation de mon bonheur.

D’imperturbables gentilles filles m’entourent

Et dansent leurs chansons enfantines à mon encontre,

Contre cette femme,

Accomplie,

Épanouie.

Cette femme aux seins opulents et hanches généreuses

Que a la fois pour, et contre ma mère , j’aime à être.

Gioconda Belli

Traduction Rosa Ramos Frigola et Sonia

Image piquée sur Fabian Perez – Brunette 

Version originale

a veces me da por contemplar

aquellas que pude haber sido;

las mujeres primorosas,

hacendosas, buenas esposas,

dechado de virtudes,

que deseara mi madre.

No sé por qué

la vida entera he pasado

rebelándome contra ellas.

Odio sus amenazas en mi cuerpo.

La culpa que sus vidas impecables,

por extraño maleficio,

me inspiran.

Reniego de sus buenos oficios;

de los llantos a escondidas del esposo,

del pudor de su desnudez

bajo la planchada y almidonada ropa interior.

Estas mujeres, sin embargo,

me miran desde el interior de los espejos,

levantan su dedo acusador

y, a veces, cedo a sus miradas de reproche

y quiero ganarme la aceptación universal,

ser la « niña buena », la « mujer decente »

la Gioconda irreprochable.

Sacarme diez en conducta

con el partido, el estado, las amistades,

mi familia, mis hijos y todos los demás seres

que abundantes pueblan este mundo nuestro.

En esta contradicción inevitable

entre lo que debió haber sido y lo que es,

he librado numerosas batallas mortales,

batallas a mordiscos de ellas contra mí

-ellas habitando en mí queriendo ser yo misma-

transgrediendo maternos mandamientos,

desgarro adolorida y a trompicones

a las mujeres internas

que, desde la infancia, me retuercen los ojos

porque no quepo en el molde perfecto de sus sueños,

porque me atrevo a ser esta loca, falible, tierna y vulnerable,

que se enamora como alma en pena

de causas justas, hombres hermosos,

y palabras juguetonas.

Porque, de adulta, me atreví a vivir la niñez vedada,

e hice el amor sobre escritorios

-en horas de oficina-

y rompí lazos inviolables

y me atreví a gozar

el cuerpo sano y sinuoso

con que los genes de todos mis ancestros

me dotaron.

No culpo a nadie. Más bien les agradezco los dones.

No me arrepiento de nada, como dijo la Edith Piaf.

Pero en los pozos oscuros en que me hundo,

cuando, en las mañanas, no más abrir los ojos,

siento las lágrimas pujando;

veo a esas otras mujeres esperando en el vestíbulo,

blandiendo condenas contra mi felicidad.

Impertérritas niñas buenas me circundan

y danzan sus canciones infantiles contra mí

contra esta mujer

hecha y derecha,

plena.

Esta mujer de pechos en pecho

y caderas anchas

que, por mi madre y contra ella,

me gusta ser.

Gioconda Belli

Auteur : geneghys

Lutte contre la désinformation et tous les problèmes que cela produit, l'injustice sous toutes ces formes.

2 réflexions sur “Journée de la femme en détresse

  1. Acht!!!betite zalope!!! Tu fas foir…Demain je te transfert au Carlton et la semaine d’après au Sofitel…
    Acht! Betite zalope!!!.Tu fas foir du pays!
    Acht! J’t’en refilerai de la littérature moi…

    Méfions-nous, amies, les thons sont à l’affut!!!

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s