les AZA et lézARTs de mur

Les AZA subversifs et lézARTs de mur


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…l’humain palpite la Liberté….

Au fond d’la cage coeur qui martèle
il est barré comme caravelle
glissant sur mer d’étincelles,
près l’horizon, l’azur du ciel?

Cellules en tête qui se querellent
il est bien frêle sur sa passerelle
faites de drôles de ficelles
et plus d’mille tours de manivelles..

Coincé du corps qui trop s’attelle
avec pensées en carrousel
il est vissé dans l’entre-mêle
du frelaté qui l’interpelle

Du haut d’ses fortifiées tourelles,
il fout son camps à tire d’aile
dans son noir, voit des prunelles
à faire d’ses jours veiller sur elle…

…l’humain palpite la Liberté….

-Deufr-

singe_ouf

(J’ai mis une image….je laisse le soin de choisir la musique.-G.)


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Ces malheurs bons à tout, jusqu’à excuser les crimes…

Ces pensées conditionnées

dans des boites en fer blanc,

sardines muettes  strangulées

Bien rangées

sensées 

évoquer les grands larges paisibles et alignés

ceux des  océans magnifiques

 enfin matés

pour nous

dociles et Pacifiques

  imperceptibles échos

de la mort et des cachôts

A couvert

les cris sourds de la chiourme

et aussi de tous ces coups qui pleuvent de partout

avec frénésie

sur les corps et les crânes meurtris,

à l’ombre d’inconsentements terribles

  des paupières closes et tacites

Alors les mots meurent salés

dans

ces larmes sans arme

qui au secret ruissellent

(Steph)

Nous?

On vous dit ça, pour rappeler que rien n’a véritablement changé…

Peut-être

le saviez-vous

?

NON

???

Nosotros Incontrolados, le 16 juillet 2012


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Charlie Bauer: ”J’ACCUSE”…Plaidoyer aux ”Gueules de bois du vermillon 2011/ 2012”

 

 nosotros.incontrolados dit :

 

Par Nosotros.Incontrolados//Les Amis du Négatif Publié dans : LA NIQUE DES BELLES INSOLENCES Communauté : les amis du negatif
Jactons-en! Commentez: Cliquez ici

– Charlie est mort un jour,  en Aout 2011, un mauvais 8-

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlie_Bauer

L’ignorance c’est la force

La guerre c’est la paix

La liberté c’est l’esclavage

La dictature c’est ferme ta gueule

La démocratie c’est cause toujours

Foire aux vieux 2012

Ange + Steph


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Journée de la femme en détresse

Para la mujer que soy y que somos: No me arrepiento de nada de Gioconda Belli (en Bilingue)

Pour la femme que je suis et que nous sommes : Je ne regrette rien de Gioconda Belli

Poème Gioconda Belli écrivain (et pas ene) et poète du Nicaragua.

Version française:

Je ne regrette rien

Du point de vue de cette femme que je suis,

Parfois je contemple

Les femmes que j’aurais pu être,

Ces femmes exquises,

Laborieuse, bonnes épouses,

Ce modèle de vertu,

Que ma mère aurait aimé que je sois.

Je ne sais pas pourquoi

J’ai passé ma vie entière à me rebeller contre elles.

Je hais leurs menaces dans mon corps.

La culpabilité que leurs vies impeccables,

Par un étrange maléfice,

M’inspirent.

Je renie de leurs bonnes manières;

Des pleurs en cachètent de leurs époux

De la pudeur de leur nudité

Sous leur bien repassés et amidonnés

Dessous.

Ces femmes, néanmoins,

Me regardent de l’intérieur des miroirs

Et lèvent leur doigt accusateur

Et, parfois, je cède à leur regard de reproche

Et je veux mériter l’acceptation universelle,

Etre la «gentille fille», la «femme décente»

La Gioconda irréprochable.

Obtenir un dix en bonne conduite, au parti, l’état, les amitiés,

Ma famille, mes enfants et touts les autres êtres

Qui peuplent en abondance notre monde.

Dans cette contradiction inévitable

Entre ce qui aurait dû être et ce qui est,

J’ai livré de nombreuses batailles à mort,

Batailles à coups de dents entre elles et moi

– elles m’habitant, et voulant être moi –

En transgressant les commandements maternels,

Je déchire douloureusement et par à-coups

Ces femmes internes qui, depuis l’enfance,

M’arrachent les yeux parce que je ne rentre pas dans les moules parfaits de leurs rêves,

Parce que j’ose être cette folle, faible, tendre, et vulnérable,

Que tombe amoureuse comme une âme en peine

Des causes justes, des hommes beaux et des mots enjoués

Parce que, une fois adulte, j’ai osé vivre l’enfance interdite,

Et j’ai fait l’amour sur les écritoires- aux heures de bureau-

Et j’ai cassé des liens inviolables

Et j’ai ose jouir

du corps sain et sinueux

dont les gênes dont tous mes ancêtres mon dotée.

C’est la faute à personne. Je les remercie plutôt de ces dons.

Je ne regrette rien, comme dirait Edith Piaf.

Mais dans les puits obscurs ou je m’enfonce,

Quand, au matin, des que j’ouvre les yeux, je sens les larmes arriver,

Je vois ces autres femmes qui attendent dans l’entrée

Brandissant la condamnation de mon bonheur.

D’imperturbables gentilles filles m’entourent

Et dansent leurs chansons enfantines à mon encontre,

Contre cette femme,

Accomplie,

Épanouie.

Cette femme aux seins opulents et hanches généreuses

Que a la fois pour, et contre ma mère , j’aime à être.

Gioconda Belli

Traduction Rosa Ramos Frigola et Sonia

Image piquée sur Fabian Perez – Brunette 

Version originale

a veces me da por contemplar

aquellas que pude haber sido;

las mujeres primorosas,

hacendosas, buenas esposas,

dechado de virtudes,

que deseara mi madre.

No sé por qué

la vida entera he pasado

rebelándome contra ellas.

Odio sus amenazas en mi cuerpo.

La culpa que sus vidas impecables,

por extraño maleficio,

me inspiran.

Reniego de sus buenos oficios;

de los llantos a escondidas del esposo,

del pudor de su desnudez

bajo la planchada y almidonada ropa interior.

Estas mujeres, sin embargo,

me miran desde el interior de los espejos,

levantan su dedo acusador

y, a veces, cedo a sus miradas de reproche

y quiero ganarme la aceptación universal,

ser la « niña buena », la « mujer decente »

la Gioconda irreprochable.

Sacarme diez en conducta

con el partido, el estado, las amistades,

mi familia, mis hijos y todos los demás seres

que abundantes pueblan este mundo nuestro.

En esta contradicción inevitable

entre lo que debió haber sido y lo que es,

he librado numerosas batallas mortales,

batallas a mordiscos de ellas contra mí

-ellas habitando en mí queriendo ser yo misma-

transgrediendo maternos mandamientos,

desgarro adolorida y a trompicones

a las mujeres internas

que, desde la infancia, me retuercen los ojos

porque no quepo en el molde perfecto de sus sueños,

porque me atrevo a ser esta loca, falible, tierna y vulnerable,

que se enamora como alma en pena

de causas justas, hombres hermosos,

y palabras juguetonas.

Porque, de adulta, me atreví a vivir la niñez vedada,

e hice el amor sobre escritorios

-en horas de oficina-

y rompí lazos inviolables

y me atreví a gozar

el cuerpo sano y sinuoso

con que los genes de todos mis ancestros

me dotaron.

No culpo a nadie. Más bien les agradezco los dones.

No me arrepiento de nada, como dijo la Edith Piaf.

Pero en los pozos oscuros en que me hundo,

cuando, en las mañanas, no más abrir los ojos,

siento las lágrimas pujando;

veo a esas otras mujeres esperando en el vestíbulo,

blandiendo condenas contra mi felicidad.

Impertérritas niñas buenas me circundan

y danzan sus canciones infantiles contra mí

contra esta mujer

hecha y derecha,

plena.

Esta mujer de pechos en pecho

y caderas anchas

que, por mi madre y contra ella,

me gusta ser.

Gioconda Belli